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Laicité, islam... : Sarkozy nous rejoue-t-il le débat sur l'identité nationale ?

Publié le par Sébastien Miossec

Le Président de la République et le parti majoritaire UMP ont souhaité mettre en débat la laicité et plus spécifiquement la place de l'islam en France. Je conteste ce choix pour deux raisons.

En effet, j'estime que la parti de Nicolas Sarkozy devrait d'abord s'engager pleinement dans la campagne des élections cantonales parce que c'est un devoir citoyen. Mais aussi parce que le Président de la République a aussi choisi de réformer les départements et qu'il n'assume en rien ses choix en se détournant volontairement de cette campagne.

Mais si je conteste l'ouverture de ce débat, c'est surtout parce que j'ai l'impression qu'on nous rejoue l'histoire des Roms et de l'identité nationale de l'an dernier. Pourquoi vouloir une fois de plus exacerber les tensions ? Le Président de la République n'a-t-il pas le devoir de rassembler tous les Français ? En "jouant avec le feu", cela ne fait qu'aggraver le sentiment de peur et d'inquiétude pour l'avenir. Certains parlementaires UMP - comme Chantal Brunel aujourd'hui - se sentent même autorisés à formuler des propositions peu républicaines. Et certains électeurs se tournent même vers l'extrême droite, en tout cas quand ils sont interrogés par un institut de sondage.

Mais si le Président de la République porte une grande responsabilité dans cette situation, la gauche doit aussi s'interroger sur le message d'angoisse adressé par de nombreux Français. Nous nous devons d'apporter des réponses à ces interrogations sur les conséquences de la crise économique, de la crise sociale, des évènements au sud de la Méditerranée... Nous nous devons aussi d'être exemplaire et responsable dans notre façon de faire de la politique, en prenant très rapidement les mesures incontournables pour s'assurer de la saine et honnête gestion de toutes les fédérations socialistes et surtout en faisant oeuvre de rassemblement avant, pendant et après les Primaires. Sans cela, le message que nous portons devant les Français, dès maintenant à l'occasion des élections cantonales et dans les prochains mois pour la campagne présidentielle, ne sera pas entendu et ceux-ci se tourneront alors vers les populismes et les extrêmismes...

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