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De l'équilibre dans l'indignation...

Publié le par Sébastien Miossec

110207081625735_33_000_apx_470_.jpgJe vous avoue mon grand scepticisme devant les évènements qui occupent le débat médiato-politique ces derniers jours.

D'un côté, Michèle Alliot-Marie, Ministre des Affaires étrangères, qui n'arrive pas à se justifier de son escapade tunisienne en pleine révolution populaire et pacifique dans ce pays. Comment pourrait-elle d'ailleurs se justifier ? Comment ne pas considérer comme une faute un tel voyage, à ce moment là, en compagnie d'amis du clan Ben Ali ? C'est comme si le Ministre de l'environnement choisissait pour ses vacances d'aller faire un raid en 4x4 dans un parc naturel, en y jetant tous ses déchets en pleine nature...

De l'autre, un horrible fait divers et le Président de la République qui fait des déclarations plus que limites sur les juges qui auraient commis des fautes, sur un "présumé coupable" (tiens un nouveau concept ? on parlais jusqu'alors de présumé innocent), sur le laxisme de la police, de la gendarmerie et des juges... Choquant alors que le Président de la République est le garant de la qualité de la justice dans notre pays. C'est aussi lui qui assure que le système judiciaire ait les moyens de fonctionner correctement. Pourtant, la France se situe au 37ème rang sur 43 dans le classement des budgets consacrés à la justice pour les Pays européens. Et du coup, les professionnels de la Justice sont vent debout. Ils réclament des moyens pour bien travailler et suivre efficacement l'ensemble des personnes qui le nécessitent. Ils souhaitent aussi que cesse l'inflation législative avec de nouvelles lois "effet d'annonce" tous les quinze jours, à la suite du moindre fait divers.

Deux évènements qui ne produisent pas les mêmes effets. Pourquoi le Président de la République est il si prompt à dénoncer d'éventuelles erreurs de la part du système judicaire avant même toute enquête administrative ? Pourquoi ne s'indigne t il pas de la même façon quand une de ses plus importantes Ministres enchaîne les erreurs qui discréditent la politique en général et la parole de la France à l'étranger en particulier ? Je ne me reconnais décidément pas dans cette façon de faire de la politique...

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M
<br /> Tunisie : Dominique Strauss-Kahn et son « ami » Ben Ali<br /> <br /> Rédigé par lateigne (24actu)<br /> <br /> Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fond monétaire international (FMI) et favori aux primaires du parti socialiste, entretenait d’excellentes relations avec le clan Ben Ali et la dictature<br /> tunisienne. En 2008, décoré par Ben Ali de la plus haute distinction tunisienne, il vantait « l’exemple tunisien ».<br /> <br /> <br /> On connaissait le fastueux riad marocain de Dominique Strauss-Kahn, mais ses amitiés avec le régime déchu de Tunisie étaient beaucoup plus discrètes. Le favori des sondages et du PS avait pourtant<br /> reçu en 2008 des mains du dictateur le grade de « Grand Officier de la République »…<br /> <br /> <br /> L’occasion pour DSK de dresser un portrait plein de complaisance du régime tunisien à l’occasion d’une visite à Tunis.<br /> <br /> <br /> « Je ne voulais pas repartir sans rencontrer le président Ben Ali. La politique économique (de la Tunisie) est saine et je pense que c’est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays qui sont<br /> émergents », avait déclaré le directeur du FMI une fois sa breloque reçue des mains du dictateur.<br /> <br /> <br /> Ironie de l’histoire, Ben Ali avait remis à cette occasion comme cadeau une colombe d’or à DSK… Tout un symbole de la révolution qui a balayé le dictateur et de l’hypocrisie du responsable<br /> socialiste qui n’avait évidemment pas évoqué la question des droits de l’Homme avec son interlocuteur…<br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Georges,<br /> <br /> <br /> Comme toi, je peux être critique quand un élu - de droite comme de gauche - noue des rapports trop étroits avec un dictateur, tout en étant prudent en différenciant ce qui relève des relations<br /> d'Etat à Etat, par exemple en tant que Président de la République ou Ministre, et les relations plus personnelles.<br /> <br /> <br /> Dans ce billet sur mon blog, je comparai les dénonciations grandiloquentes de la justice par Nicolas Sarkozy et son silence étourdissant sur les erreurs de Michèle Alliot-Marie. Ici, tu critiques<br /> la remise d'une médaille à DSK par Ben Ali, à l'occasion d'une visite en tant que Directeur général du FMI. Je regrette bien entendu les mots prononcés il y a 3 ou 4 ans. Mais est-ce vraiment en<br /> jouant au concours de "l'élu de droite ou de gauche qui a été le plus aimable avec un dictateur" que l'on va faire avancer les choses ? Tirons plutôt des leçons des évènements qui se<br /> sont passés en Tunisie, en Egypte, en Syrie ou en Lybie pour modifier la politique étrangère de la France. Soyons tous plus prudents à l'avenir en ne cédant pas sur nos valeurs au seul prétexte<br /> de la siganture de marchés économiques juteux...<br /> <br /> <br /> <br />