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Des régions plus fortes pour une France plus efficace

Publié le par Sébastien Miossec

ARF.jpgIl y a quelques jours, j’ai eu l’opportunité d’assister au Congrès annuel de l’Association des régions de France (ARF) dans le cadre professionnel. Les débats qui s’y sont tenus ont été extrêmement intéressants et ont tourné essentiellement autour de ce que pourrait être un nouvel acte de la décentralisation.

Alors que 2012 marquera les 30 ans de la décentralisation Mitterrand/Deferre et sera un temps fort de débat démocratique, cette question d’un nouvel élan décentralisateur me paraît être également une partie de ce que doit être la réponse à la crise économique actuelle. L’élan novateur de 1982/1985 s’est arrêté en chemin… Aujourd’hui, trop souvent, on constate des doublons mais les plus importants ne sont pas là où ils sont le plus souvent dénoncés ! En effet, même si on peut toujours améliorer la répartition des compétences entre communes, intercommunalités, départements et régions, la France décentralisée souffre d’une grande faiblesse : les doublons entre l’Etat et ses collectivités. J’en ai déjà parlé dans un précédent billet et ce constat a été longuement débattu lors de ce congrès des régions de France.

Quelles propositions mettre alors sur la table ? Tout simplement embrayer vers une vitesse supérieure en allant au bout de l’élan décentralisateur du début des années 1980. Les collectivités, les élus qui les dirigent et les citoyens qui les élisent sont assez grands pour décider des actions à mener sur leurs territoires, sans que l’Etat ne vienne mobiliser beaucoup de moyens pour « surcontrôler » les actions mises en place. Que de moyens économisés si on simplifiait les « paperasseries administratives » qui s’imposent au quotidien aux collectivités. Je peux en témoigner chaque jour à la mairie malheureusement…

Ce n’est donc pas un débat gauche/droite à proprement dit mais plutôt un débat entre les partisans d’une République des territoires, d’une République qui fasse confiance aux élus locaux élus démocratiquement par leurs concitoyens et les partisans d’une République centralisée, où le niveau national contrôle des collectivités territoriales « sous tutelle ».

 

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