Congrès des Maires (1) : je n'ai pas hué François Fillon mais...
Mardi et mercredi, j'étais au Congrès des Maires de France. Deux jours très instructifs en cette période de profondes réformes de l'organisation de nos territoires.
Dès mardi après midi, j'ai pu assister à de riches interventions. Jacqueline Gourault (VP de l'AMF chargée de l'intercommunalité - Modem) a introduit l'après midi sur le thème des intercommunalités et a la première relevé les points négatifs de la réforme territoriale en cours. Puis André Laignel (secrétaire général de l'AMF - PS) a, dans un magnifique discours, dit tout haut ce que nous pensions tout bas, nous, les 11700 Maires présents à Paris. Il a parlé "d'étranglement financier des collectivités locales" et de "recentralisation". Et l'ovation debout dont il a bénéficié montre bien la pleine véracité de ses propos. Bertrand Delanoë, en tant que Maire de Paris, a lui dénoncé les "propos condescendants sur le manque de sérieux des élus, en particulier en matière budgétaire". Enfin Jacques Pélissard (Pdt de l'AMF - UMP), tout en retenue, a posé les questions qui fâchent au Premier ministre. Sans trop bousculer toutefois son camarade UMP !
Et vint François Fillon... Accueilli par quelques sifflets, signe du mécontentement des élus de France, de toute la France et de toutes les familles politiques. Comme je l'indique dans le titre de ce post, je ne l'ai pas hué... ni applaudi ! Et je peux même comprendre mes collègues qui ont sifflé. Cela peut certes paraître comme un manque de respect au Premier ministre. Mais ce pauvre M. Fillon a pris pour un grand absent : le Président de la République ! Mais aussi pour tous les élus du parti majoritaire qui ont eux aussi manqué de respect aux 500 000 élus locaux de France ! En les qualifiant avec arrogance de fainéants, de mauvais gestionnaires, de profiteurs d'indemnités...
Alors au final, qui manque le plus de respect dans l'histoire ?
Dès mardi après midi, j'ai pu assister à de riches interventions. Jacqueline Gourault (VP de l'AMF chargée de l'intercommunalité - Modem) a introduit l'après midi sur le thème des intercommunalités et a la première relevé les points négatifs de la réforme territoriale en cours. Puis André Laignel (secrétaire général de l'AMF - PS) a, dans un magnifique discours, dit tout haut ce que nous pensions tout bas, nous, les 11700 Maires présents à Paris. Il a parlé "d'étranglement financier des collectivités locales" et de "recentralisation". Et l'ovation debout dont il a bénéficié montre bien la pleine véracité de ses propos. Bertrand Delanoë, en tant que Maire de Paris, a lui dénoncé les "propos condescendants sur le manque de sérieux des élus, en particulier en matière budgétaire". Enfin Jacques Pélissard (Pdt de l'AMF - UMP), tout en retenue, a posé les questions qui fâchent au Premier ministre. Sans trop bousculer toutefois son camarade UMP !
Et vint François Fillon... Accueilli par quelques sifflets, signe du mécontentement des élus de France, de toute la France et de toutes les familles politiques. Comme je l'indique dans le titre de ce post, je ne l'ai pas hué... ni applaudi ! Et je peux même comprendre mes collègues qui ont sifflé. Cela peut certes paraître comme un manque de respect au Premier ministre. Mais ce pauvre M. Fillon a pris pour un grand absent : le Président de la République ! Mais aussi pour tous les élus du parti majoritaire qui ont eux aussi manqué de respect aux 500 000 élus locaux de France ! En les qualifiant avec arrogance de fainéants, de mauvais gestionnaires, de profiteurs d'indemnités...Alors au final, qui manque le plus de respect dans l'histoire ?
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